malard peintures

21 mai 2013

Essais

:-)

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27 juin 2007

JAZZ A PORQUEROLLE DU 7 AU 14 JUILLET 2007

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JAZZ A PORQUEROLLE DU 7 AU 14 JUILLET 2007

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06 juin 2007

Expo EXPRESSION MARTIALE

EXPOSITION DU 10 AU 30 JUIN 2007
EXPRESSION MARTIALE
CENTRE D'ARTS MARTIAUX DU CHAMDA  A HYERES

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Exposition Jazz Attitude

FESTIVAL DE JAZZ DE PUGET VILLE
DU 8 AU 10 JUIN 2007
DOMAINE DE GRAND PRE
EXPOSITION "PORTRAITS DES GRANDS DU JAZZ"

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04 janvier 2007

ACTUALITE

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Expositions Permanentes
Dojo du CHAMDA à Hyères

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11 décembre 2006

"La voie du pinceau"

La Voie du Pinceau

 

La recherche d'une perfection ou d'une vérité prend de nombreux visages, et les chemins vers le "plus haut", le "plus grand" ou le "plus juste" sont d'autant plus vastes et multiples que sont nombreux les hommes qui les parcourent. La peinture, les mots ou les techniques martiales ne se limitent pas à un apprentissage cognitif mais sont les clés de dimensions supérieures. Les "techniques" à acquérir n'existent que pour être "oubliées", comme des "passes" que l'on jetterait une fois les portes ouvertes

Le peintre, au fil de sa progression, accumule les expériences, explore de nombreuses pistes, mais son oeuvre n'est qu'une seule et unique grande toile qui s'étend à l'infini et le dépasse. Le travail sur toile libre représente cette idée de toile immense et infinie dont on perçoit quelques fragments et dont notre quête consiste à en découvrir le plus possible pour en reconstituer l'unicité. 

Quand je me souviens de mes premiers pas dans le monde de la peinture, alors que je me débattais, seul et exalté, à découvrir les secrets de « la Voie du pinceau », j’entends encore cette personne éclairée me demander : « Pourquoi peignez-vous ? ». Je réalisais que la question ne m’avait jamais préoccupé et constatais mon embarras devant la multitude de réponses qui me venaient à l’esprit : passer le temps, le vaincre, me trouver, trouver une perfection, une reconnaissance ... autant de raisons, bonnes ou mauvaises, mais trop nombreuses pour être vraies. En chacune certainement un fragment d’une réalité à découvrir et à apprivoiser, au prix d’un travail assidu, sincère et sans concession.

Je m’aperçois quelques vingt ans plus tard, que l’intérêt n’est pas dans le but mais dans la démarche elle-même, dans cette action continue qui accompagne toute une vie.

L’art n’est pas, en soi, attaché à une discipline plus qu’à une autre, mais simplement une manière d’appréhender les choses – il y a sans doute plus de sens artistique au travail d’un maçon s’appliquant à bâtir un mur parfait qu’à un peintre jetant sa peinture sur la toile en espérant que naisse une divine révélation... – c’est la démarche qui donne (ou non) un sens artistique à une oeuvre. Peinture, musique ou arts martiaux, seuls changent le Maître et les outils qu’il propose, mais le but et la démarche sont semblables. Le Maître enseigne une discipline qu’il appartient à l’élève de s’approprier dans un dessin digne de ses aspirations.

Ce long apprentissage se fait difficilement sans l’aide de ce Guide éclairé et je dois rendre ici un premier hommage à Jean Marie Esteve qui m’accueillit pendant deux ans dans son atelier et dont le regard bienveillant a encore aujourd’hui pour moi beaucoup d’importance.

Si la fonction d’un professeur est généralement de transmettre un programme à un groupe qui lui est le plus souvent imposé, le rôle du Maître, comme son propre cheminement, est bien différent. Il a traversé et dépassé les difficultés pour parvenir cet état de « maîtrise » qui lui a permis de découvrir et de construire sa Voie. S’il choisit de partager ce trésor, il devient alors le Guide éclairé d’élèves choisis afin de leur donner la possibilité de trouver leur propre voie. Il est un maître à regarder, à penser et à faire. L’acte se veut volontaire et authentique pour devenir l’une des nombreuses marches d’un cheminement personnel.

Que serait l’outil sans la main, la main sans l’esprit et l’esprit sans l’âme ? 

Le sujet en peinture a une importance relative, c’est un prétexte à regarder, à penser et à faire ... Pour le néophyte, la réussite d’un portrait s’arrête le plus souvent à la ressemblance photographique. La peinture, comme la photo, ne se limite pas à une copie de l’image reçue, l‘objectif est de s’approprier l’objet et de le restituer dans une réalité différente, qui appartient à l’artiste. La ressemblance se veut profonde, c’est la présence du sujet dans une autre réalité qui témoigne de la réussite ou non du travail accompli.

 

A l’aube du XXI e siècle, où au nom de la Liberté, les frontières de l’art s’estompent, où les pratiques dites classiques ou traditionnelles ne semblent reconnues que pour leur potentiel formateur, il est de plus en plus difficile à l’élève de trouver un maître capable de lui donner accès à sa propre voie.

Bien sur, si une maîtrise technique est indispensable, elle n’est pas une fin en soi. Mishima décrit ce qu’il qualifie d’art « d’exécution », l’art pour lequel l’artiste ne fait plus qu’étalage de son habileté et, satisfait des applaudissements du public, rabaisse ses aspirations et perd de vue la réalisation de son être. (Le Japon moderne et l’éthique du Samouraï, Gallimard, 1967)

« Seuls les samouraïs des autres seigneuries peuvent croire que la maîtrise d’un art ou d’une technique les aidera à gagner leur vie. Pour les samouraïs de cette maison, cela ne peut les conduire qu’à la déchéance. Quiconque est expert dans un art particulier est un technicien, pas un samouraï. » (Hagakuré, Livre I).

 « La technique ne s’apprend que pour pouvoir être oubliée ». La liberté d’expression ne supporte aucune barrière, qu’elle soit technique, intellectuelle, spirituelle ou encore morale. L’initiation à une démarche créatrice appelle un travail d’harmonisation entre le corps et l’esprit du pratiquant. Le geste libère l’esprit et l’esprit libère l’âme ... L’outil premier est le corps, il est au service d’une volonté intellectuelle guidée elle-même par des émotions et des sentiments. On peut parler de maîtrise et de liberté quand, du concept à la réalisation ce processus n’est pas rompu.

Plus que dans toutes les autres voies, le corps est au centre de l’expression martiale. Il est à la fois l‘outil et la matière. La maîtrise du geste passe par la maîtrise du corps, l’arme ou l’outil n’en est que le prolongement 

Les liens entre la Peinture et les Arts Martiaux en général, et l’Aïkibudo en particulier apparaissent naturellement , et ces deux voies se sont pour moi rapprochées aujourd’hui jusqu’à n’en faire plus qu’une seule. Je rends ici un second hommage à Maître Alain Floquet, qui de l’étude de techniques ancestrales et dans le plus grand respect de ses illustres prédécesseurs (M.Takeda, M.Mochizuki ou encore Y.Sugino) , a su construire un art immensément riche, en développant une pratique moderne, ouverte à tous et résolument martiale.

 

 D’autres pratiques, plus sportives que martiales, se sont détournées de leur voie initiale au nom de la modernité ou encore de l’occidentalisation. Il est amusant d’observer la multiplicité d’écoles qui naissent aujourd’hui. De « l’Aïkithaïjitsu boxing » (pour ne vexer personne !) à ces « nouvelles figurations », il semble qu’après s’être appliqué à se libérer du pesant héritage des anciens, chacun s’est senti de fonder sa propre école ... Une nouvelle illusion voit le jour : créer un « style » (soit une démarche et les clés pour en venir à bout) en empruntant à différentes voies sans en dominer aucune ... comme un grand patchwork de morceaux choisis. Le sport prédomine, la compétition et l’argent bouleversent les valeurs et changent les « règles de l’Art ». L’authenticité, la sincérité ou le réalisme ont un prix. Pour prétendre suivre une « voie », trouver la sienne ou en créer une nouvelle, l’homme de l’Art doit faire preuve de patience, de courage mais aussi d’une grande humilité. Ce qui je crois m’a permis de vaincre quelques obstacles est cette idée que chaque toile n’est qu’une nouvelle expérience, une nouvelle recherche. Ne rien tenir pour acquis pour reconstruire à chaque fois en mettant à profit les erreurs et les victoires passées. 

L’aspect martial de l‘Aïkibudo (« Bu ») qui le différencie des pratiques voisines, n’est que l’expression d’un réalisme et d’une sincérité recherchés. La douleur n’est pas un but en soi mais l’indispensable repère jugeant de la qualité de la technique. Le pratiquant, dans la convivialité et le respect de l’autre, prend ainsi conscience du geste juste, permettant sa progression ainsi que celle de son partenaire (nombreux sont les judokas qui rejoignent notre pratique, blessés par plusieurs années sur la « voie de la souplesse ... »). L’harmonie de la force et du mouvement pour donner naissance à une belle coupe ... ou à un beau trait.

 

Si mon travail de peintre est la plupart du temps solitaire, si les réponses qui naissent sur mes toiles sont incertaines et souvent provisoires, l’échange martial est sans ambiguïté, dans la réussite ou dans l’échec, toujours vrai et riche d’enseignements. Je crois que, pas plus en art qu’en sciences, rien ne peut naître du vide, on ne peut que rassembler des savoirs qu’il nous appartient de rapprocher pour en faire une nouvelle marche à gravir et à transmettre sur le trop court chemin de notre vie.

« Pourquoi peignez-vous ? » Donner à ceux qui nous suivront les moyens de gagner un peu de temps, la possibilité d’aller un peu plus loin et de bâtir de nouvelles marches, c’est peut-être là une réponse, la mienne aujourd’hui ...

 

  jm malard

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